Banquets

Nos métiers sont-ils praticables sans amour ?

L’évolution de ces métiers dits impossibles qui consistent à gouverner, éduquer, ou psychanalyser, ajoutons sans être exhaustifs, soigner, a eu pour effet d’évacuer la question de l’amour des discours et même parfois du vocabulaire des professionnels. Pourtant, l’amour reste bel et bien la pierre angulaire de ces pratiques. La difficulté c’est qu’il s’agit en même temps du ressort essentiel de leur efficience et de la principale cause de leurs impasses. C’est sans doute pour cette raison que face aux difficultés de ce paradoxe, nous tentons de nous en libérer et le plus souvent en voulant tout simplement ne rien en savoir. Alors ne serait-il pas plus judicieux de tenter de moins se défendre contre l’amour, y compris en continuant à méconnaître la façon dont il nous commande, pour tenter d’en savoir quelque chose ? Et pourquoi pas, à défaut d’en être plus servile, envisager de pouvoir parfois s’en servir.
Banquets visent, à l’instar de celui de Socrate, une gageure, dire la vérité sur l’amour dans nos pratiques professionnelles.
 

séminaire de l’A.L.I - Association lacanienne internationale - Lyon, département psychanalyse et travail social Sud-Est
responsables Élisabeth La Selve, Philippe Candiago, Noureddine Hamama, Jean-Luc de Saint-Just