Solenn Denis

Résidence d'écriture

Après un bac théâtre où son professeur communiste à moustaches lui aura dit « Toi tu seras une grande », Solenn Denis entre au Cours Florent et obtient une licence de cinéma. Les corps des autres sur la scène mettent en lumière comme ça trépigne, comme ça crie à l’intérieur, sous sa peau les mots. Elle se met à écrire du théâtre, met sa langue dans la bouche des autres et façonne des mots pour la chair. Épopées familiales, traversées violentes et pathétiques d’amours impossibles, son théâtre est vif, à vif, pelé comme une peau au soleil, comme le soleil - lui-même orange sanguine - dont elle presserait tout le jus. Soutenue par À mots découverts, adoubée par l’auteur Koffi Kwahulé, lauréate du CnT en 2011 et du Prix Godot en 2012 pour SStockholm, éditée chez Lansman et lue à la Chartreuse en juillet dernier dans le cadre des Rencontres d’été, elle prend cette décision : comme on décide de rentrer dans les ordres, elle fera de sa vie des drames. Et pour les ordres, cette résidence à la Chartreuse viendra achever ses voeux, où elle se lancera le défi de faire sortir de sa tête et d’achever une nouvelle pièce en trois semaines !

Aide d’encouragement du Centre national du Théâtre.