Didascalies pour la Chartreuse

Installations de l'artiste plasticien Henri Olivier

Après l’exposition « Création architecturale » de l’été 2008, l’ACCR lance, pour 2009-2010, un nouveau programme européen intitulé « L’Invention du paysage, présence et avenir du paysage ». Il s’agit de travailler sur le vide (intérieur, extérieur) comme créateur d’architecture dans et autour des Monuments historiques. C’est dans ce contexte que la Chartreuse a fait appel au plasticien-paysagiste Henri Olivier.

Pour son installation, Henri Olivier propose d’investir les cloîtres, déambulatoires, jardins et église qui mettent en jeu une relation intérieur/extérieur. Le projet répond à une double préoccupation : une résonance avec l’architecture et son histoire, et une interaction avec l’activité du CNES qui anime la vie contemporaine.
Comme des didascalies pour une pièce de théâtre, les dispositifs qu’il installe agissent sur notre comportement et la façon de nous inscrire dans les lieux. Plus que des injonctions, ce sont des indications ouvertes qui proposent d’accompagner, voire de modifier notre perception du site. Inscriptions, miroirs d’eau, dispositifs d’ombre ou de lecture, constituent autant d’installations qui se glissent ici comme une trame complémentaire.
Ces dispositifs sont des invitations à poursuivre sur le mode de l’écriture, de la lecture, de la musique ou simplement de la contemplation, l’occupation des espaces de la Chartreuse.

Artiste plasticien, Henri Olivier vit et travaille à Contes (06). Titulaire d’un D.N.S.E.P. à L’E.N.A.D. de Nice, il a développé parallèlement à sa pratique d’artiste une expérience du jardin et du paysage. De 1994 à 2001, il a enseigné et assumé un rôle de coordinateur pédagogique à l’École méditerranéenne des jardins et du paysage de Grasse. Son travail est présenté dans de nombreuses expositions : Villa Arson, Nice (1993) ; Villa Noailles, Hyères (1999) ; Fondation Salomon, Alex (2003) ; Interporto Bologna, Italie (2003) ; Jardin Serre de la Madone, Menton (2005) ; Château de Lagopesole, Potenza, Italie (2008).
Ses installations interrogent les relations de la sculpture au jardin, à l’environnement et au paysage, mais également notre propre perception de l’espace.

Ses sculptures servent de catalyseurs pour mettre l’esprit, le regard et le corps en mouvement. Allen S. Weiss