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Carte blanche à la Maison Antoine-Vitez

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Autour des écritures d’expression néerlandophone

La Maison Antoine-Vitez, Centre international de la traduction théâtrale, en collaboration avec Dutch Performing Arts, Flanders Literature et Flanders Art Institute, a exploré pendant deux années les dramaturgies de langue néerlandaise. Son répertoire s’étant récemment enrichi d’une dizaine de titres traduits du néerlandais ou du flamand, elle propose au public des Rencontre(s) d’été d’en découvrir deux, sur les thèmes de l’inégalité sociale et des violences faites aux femmes.

 

■ 11h : durée estimée 1h15

Embrouilleurs de Jan Sobrie (Belgique - Flandre) traduit du flamand par Esther Gouarné

Lecture sous la direction de Lucie Berelowitsch - distribution en cours

Deux enfants font connaissance dans un HLM : Ebenezer vient de déménager, Sammy y vit depuis sa petite enfance. À travers leurs jeux et leur amitié naissante se cache une réalité cruelle dont ils sont les victimes : celle de la misère culturelle, sociale et économique qui frappe leurs parents. Isolés des autres enfants et incompris des adultes, ils se créent une bulle et transforment leur quotidien en une aventure surréaliste. Cette pièce parle de misère et de discrimination ; mais c’est aussi l’histoire de la naissance d’une amitié et de la découverte de l’amour. À deux, on devient plus fort face à la cruauté du monde.

 

■ 16h : durée estimée 1h10

Privés de feuilles les arbres ne bruissent pas de Magne van den Berg (Pays-Bas) traduit du néerlandais par Esther Gouarné

Lecture sous la direction de Pascale Henry avec Valérie Bauchau et Marie-Sohna Condé

Deux femmes se réveillent dans un camping. Elles se préparent et devisent de tout et de rien dans l’attente de visiteurs importants dont on ne connaîtra jamais exactement l’identité, si ce n’est qu’il faudra absolument leur faire bonne impression, « être présentables ». Plutôt que des vacancières, D et G ont l’air de s’être isolées à l’abri du monde et des hommes… Leur séjour dans ce camping semble à durée indéterminée. On comprendra assez tard leur relégation aux marges de la société, réfugiées « conjugales » plutôt qu’économiques ou politiques, après avoir été soumises à des hommes violents. Mais la pièce s’évade encore au-delà : les rapports de domination ne sont-ils pas, comme les mauvaises herbes, jamais loin de repousser quand bien même on tenterait de s’en protéger ?

Le texte sera créé dans une mise en scène de Pascale Henry avec Valérie Bauchau et Marie-Sohna Condé au