Myriam Saduis

Amor Mundi

d’après Hannah Arendt

Voilà longtemps que je tournais autour du nom d’Hannah Arendt... tout en résistant à un texte centré autour d'une seule figure d'exception. Puis soudainement, une image — a-t-elle surgi ? s’est-elle imposée ? Ce fut une image-surprise, lumineuse et très précise : Hannah Arendt était là, sur un plateau de théâtre, entourée de gens qu'elle aimait, et elle dansait. L’image d'une pluralité sous les cieux, d'un corps revenant à la vie, d’un corps pensant en mouvement...
Amor Mundi est l’enquête sur cette image.
 
À travers cette partition chorale, on « philosophe » d’une manière inédite, physique et onirique. Ceci n’est pas un biopic, un cours, un séminaire — c’est plutôt l’envers du décor. Il est minuit. Le vent souffle. « Nous sommes tombés dans un trou », dit Hannah à son mari.
Il va s’agir de se faire la courte échelle jusqu’au matin : « penser »...

Myriam Saduis est diplômée de l’INSAS à Bruxelles. Après un parcours d’actrice, elle se tourne vers la mise en scène, adapte La Mouette de Tchekhov (La Nostalgie de l’avenir – 2012), mais également des nouvelles (Protocole de relance d’après Si ce n’est plus un homme de Nicole Malinconi - 2013 ).
Amor Mundi est sa première œuvre de fiction. La dramaturge Valérie Battaglia l'accompagne sur cet projet.

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