Julie Morel

De l’auto-archivage immédiat comme œuvre

L’apparition des blogs et autres types de stockage partagés en ligne a permis un nouveau type d’archivage : l’auto-archivage immédiat, qui, non figé, se reconstitue en permanence et sur lequel le lecteur peut interagir.
La ligne de recherche De l’auto-archivage comme œuvre, initiée par l’École européenne supérieure d’art de Bretagne à Lorient, s’inscrit dans le mouvement de l’archive comme objet média et l’archivage immédiat comme œuvre et principe relationnel. Elle réunit artistes et critiques autour de la création d’une plateforme en ligne explorant cette oeuvre-archive qui inclut sa genèse, ses hésitations, ses retours, ses commentaires, ses silences, sa réception.
La résidence à la Chartreuse prolonge cette recherche en proposant à un auteur - Yannick Liron - et un performeur - Damien Schultz - de travailler, à partir des textes et médias générés par cette plateforme, sur des modalités liées aux flux. Ces données serviront de base pour expérimenter la production d’un texte destiné à être performé.
 

Projet porté par l’EESAB - École européenne supérieure d’art de Bretagne et par la DAP - Délégation aux arts plastiques du ministère de la Culture.

Conception et direction scientifique Julie Morel
Équipe de recherche Sylvie Ungauer, Reynald Drouhin, Grégory Chatonsky, Gwenola Wagon, Karine Lebrun, Dominique Moulon
Auteur Yannick Liron
Performeur Damien Schultz

Julie Morel, née en 1973, est membre d’incident.net depuis 1998 et du collectif kom.post depuis 2008. Son travail, alimenté par une volonté d’interroger les relations quotidiennes qu’entretient l’homme avec la technologie, déborde du contexte des arts numériques et se développe sous forme de performances, installations, collaborations.

Yannick Liron a publié L’Annonciation (Éditions P.O.L.), Sans effets personnels (Éditions Mix), L’Œuvrette (Éditions de la biennale internationale de poésie du Val-de-Marne).