Cie SIC.12 / Gustavo Giacosa

Ponts suspendus

À la frontière des genres, Ponts Suspendus se propose comme une interrogation dansée autour de la symbolique des ponts, de sa force poétique et de son ampleur sémantique.
Emerveillé par l’observation de ses formes, Giacosa voit dans le pont un artifice du désir, un élément démoniaque, qui souligne la rupture des niveaux de conscience (haut-bas, largeur-profondeur, vie-mort, humain-divin) et qui en même temps vise une réparation.
La recherche autour de ces Ponts Suspendus plonge dans la capacité de synthèse et la force de l’archétype, orientant le travail du corps vers ce que Grotowski appelle « la réalisation d’un acte total ». Le corps de l’acteur devient alors lui-même une "figure-pont", qui dessine dans l’espace l’essence des relations humaines, le "nexus", la tentative du corps de se faire pont vers l’Autre.
Ce corps passeur relie en soi des rives opposées, en évoquant un moment de transit, l’oscillation du passage vers un ailleurs inconnu.

Actrice Lucia Della Ferrera
Danseurs Panagiota Kallimani, Francesca Zaccaria
Compositeur, pianiste et responsable du son Fausto Ferraiuolo
Plasticien décorateur : Akira Inumaru
Régie plateau : François Ridard
Chargée de production et de diffusion Alessandra Rey

Comédien, metteur en scène, Gustavo Giacosa quitte en 1991 l’Argentine, son pays natal, pour l’Italie. Il y rencontre Pippo Delbono et sa compagnie et participe activement à toutes ses productions théâtrales et cinématographiques.

Production : Le Merlan, Scène nationale de Marseille et Cie SIC.12. Avec le soutien de 3bisF Aix-en-Provence et la Chartreuse-CNES. Théâtre de la Place de Liège, Belgique - Centre Européen de création théâtrale et chorégraphique

Des étapes préparatoires ont donné lieu à des performances en septembre 2011 dans l’espace ContemporArt Ospitale d’Arte à Gênes, en juillet 2012 au Centre de résidence La Pratique à Vatan, en août 2012 auprès de la sculpture monumentale. Site transitoire de Jean-Paul Philippe dans la campagne siennoise.