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Anatomies de nos soins

  • Julie Rossello Rochet © DR

JULIE ROSSELLO ROCHET

dirigée par Julie Guichard

Anatomies de nos soins s’intéresse aux problématiques actuelles du système de Santé publique : l’épuisement au travail, la disparition des temps humains avec les patients, la transformation des hôpitaux en machine rentable. Mais le regard se positionne depuis la relation sensible entre le malade et les aidants.
Que signifie accompagner un corps malade ? Que ressent cette personne « à côté » qui sans être malade éprouve le mal de l’autre ? À-t-on le droit de pleurer ? De rire ? De se plaindre ? D’oublier ? De ne pas compatir ? De trop compatir ?
La scène sera un lieu depuis lequel on peut dire ce que la relation interhumaine, en particulier professionnelle, empêche. Travailler sur le décalage entre ce qui est dit dans le cadre du soin et ce que crie la conscience ou la sensibilité du soignant du profond de son corps. Il y aura ainsi un aller-retour entre des pensées intérieures brutes et des scènes très concrètes, celles des grands et petits drames des maladies individuelles.

 

Julie Rossello Rochet écrit des poèmes et des partitions pour la scène. Ses pièces sont publiées aux Éditions de l’Entretemps et chez Théâtrales, certaines sont traduites. Ses textes ont fait l’objet de mises en scène ou de réalisations radiophoniques pour France Culture. Elle intervient ponctuellement au sein d’écoles de théâtres et accompagne des ateliers d’écriture. Entre 2017 et 2020, elle est membre du collectif artistique de la Comédie de Valence avec Lucie Rébéré avec qui elle codirige la compagnie La Maison. Elles sont actuellement artistes associées au Théâtre de Villefranche. Elle est également docteure en études théâtrales.

Julie Guichard est metteuse en scène, elle dirige la compagnie Le Grand Nulle Part. Elle met en scène des textes d’autrices et d’auteurs contemporains (Perrine Gérard, Julie Rossello Rochet, Marilyn Mattei…). La compagnie est associée en Incubateur au Théâtre 14 à Paris.

Commande d’écriture de la compagnie Le Grand Nulle Part.
Avec le soutien de la Chartreuse-CNES