13e Festival du Polar

Élémentaire

Un festival « so British »

Pour tout amateur de romans policiers, les références au polar britannique sont nombreuses. De Miss Marple d’Agatha Christie à Sherlock Holmes d’Arthur Conan Doyle, au célèbre Bond, James Bond de Ian Fleming ou aux espions de John le Carré, ces personnages font désormais figure de classiques. Et nos voisins d’Outre-Manche renouvellent le genre avec brio.
Ce sont certaines de ces nouvelles plumes que cette 13e édition nous invite à découvrir. Qu’ils arpentent les arcanes de l’Histoire récente comme Philip Kerr ou l’écossais Gordon Ferris, qu’ils décortiquent la société anglaise contemporaine comme Peter Guttridge ou Cathi Unsworth, qu’ils nous plongent dans des intrigues à rebondissements comme Robert Goddard, ils impriment la littérature de leur talent et de leur vision du monde.

Du noir, encore du noir...
Une trentaine d’écrivains déploie toute la palette du noir : Colin Niel, Hervé Le Corre, Ahmed Tiab, Hugues Pagan, Caryl Ferey, Hannelore Cayre, Danièle Thiery, Valentin Musso, Cloé Mehdi...

De nombreuses tables rondes, parmi lesquelles : comment traiter de l’humour ou du contrat social dans le roman noir ? Comment écrire sur de grands criminels comme Jack l’éventreur ? Comment ce genre autopsie les dysfonctionnements de notre société ? Quels sont les enjeux de la traduction ?

Un focus sur la nouvelle collection « noire » aux éditions du Seuil, l’éditeur invité cette année.

■ Du cinéma
Vendredi et samedi, le tinel accueille les Nuits du Noir avec les projections de la sélection de courts métrages du prix SNCF du polar et de Dix Petits Indiens de René Clair (1947), adaptation des Dix Petits Nègres d’Agatha Christie. Samedi soir, Stéphane Bourgoin, spécialiste de l’étude des tueurs en série et chroniqueur de films, présente L’Étrangleur de Rillington Place de Richard Fleischer ainsi que le film inédit Tony, London serial Killer. Deux longs métrages inspirés d’histoires vraies. Emblème de cette édition, la figure de Sherlock Holmes fait l’objet dimanche soir d’une conférence- projection menée par Thierry Saint-Joanis, président fondateur de la société Sherlock Holmes de France. Comment le gentleman victorien décrit dans les textes d’Arthur Conan Doyle est-il devenu ce super-héros de l’écran ? Une enquête, de 1900 à nos jours, illustrée d’extraits de films et de documents rares.

Visites commentées
le samedi 30 septembre à 15h30
le dimanche 1er octobre à 10h30 et 15h30

Réservation Chartreuse.

Deux expositions

Rétrospective Tito Topin
Le festival dévoile les multiples facettes du talent de cet artiste, écrivain, graphiste, illustrateur, créateur, scénariste, « père » du célèbre commissaire Navarro.
Tito Topin est présent sur le festival samedi à 17h30 pour une rencontre animée par Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de la rédaction de Libération et elle-même autrice de polars.

Né en 1932 à Casablanca, Tito Topin commence sa carrière comme illustrateur au Maroc, au Brésil, puis à Paris où il s’installe fin 1966. On le retrouve dans la publicité, la bande dessinée, le cinéma pour des affiches ou des génériques de films (notamment en collaboration avec son ami Jean Yanne). Il publie son premier roman dans la Série Noire en 1982. En 1989, il crée Navarro et poursuit la série jusqu’en 2005 avant de retourner à la littérature. Il publie chez Fayard, Rivages/Noir, Denoël, La Manufacture de livre, Grasset. Tito Topin a reçu de nombreux prix : prix Mystère de la critique, grand prix de littérature policière, grand prix national de la création audiovisuelle (ministère de la Culture), prix Polar de Cognac, prix Plume de Cristal de la ville de Liège. Il est Chevalier des Arts et des Lettres. Tito Topin réside désormais à Avignon et a fait de la cité des papes le point de départ de son dernier roman L’Exil des mécréants.

Cruelles archives
Les archives départementales de Vaucluse proposent une plongée au coeur de quatre grandes affaires criminelles du Vaucluse, du XVIIIe siècle au début du XXe siècle, avec une exposition conçue spécialement pour le festival du polar et ponctuée de présentations par un archiviste pendant le week-end.

 

D’autres animations se déroulent au centre-ville, au fort Saint-André et à la médiathèque Saint- Pons : expositions, conférences, enquête, concerts, marché aux affiches et livres d’occasion...

Les librairies L’Orange bleue (Orange) et Le Lézard amoureux (Cavaillon) mettent à l’honneur pendant les trois jours la littérature « noire » et tout particulièrement les livres des auteurs du festival pour des séances de dédicaces tandis que la librairie de la Chartreuse propose, comme chaque année, une sélection du libraire ainsi que des polars médiévaux.

UN PARTENARIAT VILLE ET CHARTREUSE