Les sentiers qui bifurquent ou Le pire des spectacles possibles (compte tenu des conditions initiales, pas dans l’absolu)

  • Joël Maillard © David Gagnebin de Bons
(titre provisoire)

JOËL MAILLARD

Suisse

Lors de cette résidence, je souhaite écrire les premières bases d’un spectacle dont le fondement, et en quelque sorte le résultat, serait le compte rendu de la réalisation d’un spectacle, apparemment conçu comme le compte rendu de la réalisation d’un spectacle.
Sur scène, les protagonistes commenceraient par raconter que pour élaborer ce spectacle, ils se sont inspirés de la théorie des univers parallèles. Autrement dit, de l’idée d’une réalité (ou, sur le plan personnel, d’une « destinée ») qui à tout moment bifurque, et de la conviction d’un certain Pierre Bayard, que les artistes, parce qu’ils sont plus sensibles que la moyenne des humains, ont accès aux échos de ces autres réalités, cousines de la nôtre. Comme les humains sur scène sont artistes, sensibles (et, si ça se trouve, plus sensibles que la moyenne des artistes) ils pourraient avoir accès aux réalités parallèles de ce spectacle…

Joël Maillard s’emploie depuis quelque temps à créer des spectacles dont les principaux axes sont le texte, l’oralité du style, l’humour, l’autodérision et l’évocation de futurs catastrophiques comme miroirs tendus au présent. Cela avec une inexpertise qui n’est pas volontaire (il donne tout ce qu’il a) mais dont il est bien conscient. Il joue de ses limites avec humilité et, s’il y parvient, facétie.
Le plus souvent, il met en scène les textes qu’il écrit. En 2017, il présente à la Chartreuse Quitter la Terre (lauréat de l’appel à projet de la Fédération d’Associations de Théâtre Populaire) et en 2018 une résidence lui permet d’avancer dans l’écriture d’Imposture posthume. Ces deux pièces sont en tournée au cours de la saison 2019-2020.

Bourse de la Société Suisse des Auteurs-SSA.

Avec le soutien de la Chartreuse-CNES.