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De Bejaïa à Ivry-sur-seine

  • Claire Diterzi @ Ernest de Jouy

CLAIRE DITERZI

Depuis ses débuts dans le rock à 16 ans, le parcours de Claire Diterzi peut se lire comme une longue tentative d’évasion, ou plutôt d’émancipation. On ne pense pas qu’au sexe en écrivant cela, mais aussi à tous les cadres, les formats et les carcans dans lesquels on a trop souvent voulu enfermer la «chanson». Anticipant souvent sur bien des tendances contemporaines, Diterzi ne cesse ainsi de chercher à offrir à celle-ci, davantage que d’hypothétiques «lettres de noblesse», de nouvelles aires de jeu et d’invention. Des ailleurs et des possibles, faisant fi des règles de l’étiquette autant que des taxonomies institutionnelles, loin de la routine inhérente à toute corporation. Une certaine idée d’une chanson transgenre et pluridisciplinaire, d’un théâtre musical opératique décomplexé et hardi, dont les fortes figures féminines qui le jalonnent - de Calimity Jane à Sarah Kane, en passant par Rosa Luxembourg - disent assez le goût de la liberté.

À la tête de sa compagnie Je garde le chien créée en 2014, Claire Diterzi écrit, compose et met en scène ses créations théâtrales et musicales qui croisent le jeu, le récit, l’art lyrique et la pop. 
En 2022, aux côtés de la comédienne Saadia Bentaïeb, du chanteur Hafid Djemai et de la harpiste Rafaëlle Rinaudo, elle travaillera sur le thème de l’exil avec le projet De Bejaïa à Ivry-sur-seine, partant ainsi à la conquête de ses origines kabyles.

Avec le soutien de la Chartreuse-CNES