ODILE GAGNÉ-ROY
Sic, ça veut dire « tel quel ». C’est un adverbe d’origine latine qu’on place à la suite d’un mot pour préciser que ce qui précède est cité sans aucune modification, aussi incorrect ou étrange qu’il ne paraisse. Pour préciser que ce qui précède ne fait aucun sens mais qu’on a tout de même choisi de le garder comme il est.
Les gens [sic]
Le monde [sic]
La vie [sic]
Les anglophones make sense, alors que pour les francophones, les choses ont du sens. Là où l’anglais nous invite à fabriquer le sens, le français nous indique qu’un sens nous préexiste et qu’il suffit de le découvrir.
Et si la popularité montante de l’expression faire du sens révélait notre quête insatiable de sens? Si cette locution était l’expression de toute une société qui n’arrive plus à trouver le sens là où on lui avait promis qu’il se cachait?
C’est l’anniversaire d’Emmanuelle. Depuis quelques semaines, elle observe, tous les jours, une femme passer devant chez elle. Cette présence répétée agit comme un déclencheur, elle fait naître en Emmanuelle une question impossible à formuler autrement que par son insistance: quel est le sens de mon existence? Autour d’elle gravitent Nicole et Ferdinand, ses parents, et Max, sa copine. La femme qui marche, figure à la fois banale et mystérieuse, agit comme un moteur. À force de la regarder, Emmanuelle est poussée hors de l’immobilité, vers une tentative d’action, ou du moins, vers une confrontation avec le réel.
Formée au Conservatoire d’art dramatique de Québec, Odile Gagné-Roy est comédienne et créatrice.
L’autrice bénéficie d’une résidence de deux mois à La Chartreuse de Villeneuve lez Avignon dans le cadre du partenariat de réciprocité établi entre le CIRCA–La Chartreuse et le Conseil des arts et des lettres du Québec. Cette résidence s’accompagne d’une bourse d’écriture offerte par le CALQ.
Pour ce même texte, l’autrice bénéficie également d’une bourse d’écriture et d’une résidence offerte par le Théâtre La Licorne qui soutient son écriture de septembre 2026 à mai 2027.
L’autrice bénéficie d’une résidence de deux mois à La Chartreuse de Villeneuve lez Avignon dans le cadre du partenariat de réciprocité établi entre le CIRCA–La Chartreuse et le Conseil des arts et des lettres du Québec. Cette résidence s’accompagne d’une bourse d’écriture offerte par le CALQ.
Pour ce même texte, l’autrice bénéficie également d’une bourse d’écriture et d’une résidence offerte par le Théâtre La Licorne qui soutient son écriture de septembre 2026 à mai 2027.





