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Le chant d’A. (titre provisoire)

DIANE CHAVELET

 Le chant d’A. (titre provisoire)

Le chant d’A. (titre provisoire) fait l’anatomie du meurtre d’une jeune-fille survenu sur une plage de Charente Maritime en 2016. L’assassin, mineur au moment des faits, a été jugé à huis-clos. Le théâtre, « lieu où l’on regarde », est celui du procès public par défaut, un rituel dans lequel est tissée la dramaturgie d’une voix qui manque, où seul le spectateur est juge, où le verdict n’a pas lieu. L’enjeu, c’est le poème de la parole coupée, de la vie qui lutte contre le sang qui se répand, avec les balbutiements d’autres voix qui formulent des prétextes, des excuses, ou encore des déchirures devenues inaudibles.

Chercheuse associée au laboratoire CERILAC de Paris-Cité, Diane Chavelet a enseigné aux Etats-Unis (Upenn), en France et a traduit pour Robert Lafont et le Seuil. Sa thèse (2022) porte sur les poétiques du trickster et le déploiement de « paroles délivrées » dans les dramaturgies afro-contemporaines. Elle assure parallèlement la direction artistique de la Cie Paupières Mobiles avec Hakim Bah depuis 2015, et met en scène La nuit porte caleçon et A bout de sueurs, spectacle distingué par de nombreux prix. Ils sont invités par la Poudrerie (Sevran) à coécrire une pièce en 2024. Elle performe ses textes, au Festival « Croisements » de la Cité Internationale des Arts ou dans le cadre du cycle Les Intrépides de la SACD. Elle est pensionnaire à La Chartreuse pour l’écriture de VID (2021). Elle publie dans les revues Feuilleton, Rue Saint-Ambroise, Africadaa, Po&sie, Horizon / Théâtre, Théâtre / Public, Ponti/Ponts…