VÉRONIQUE KANOR
Que faire de la Statue de l’impératrice Joséphine de Beauharnais qui trône sur la Savane en Martinique depuis 150 ans ? Devant la femme de marbre, 2 femmes noires en discordance. Faut-il décapiter ou laisser une chance à cette statue représentante des anciennes maitresses de l’île, et figurant une femme qui, devenue impératrice, est accusée d’avoir suggéré à Napoléon de rétablir l’esclavage ?
Face à la menace qui plane, la Statue plaide sa cause et essaie de sauver sa peau. N’est-elle pas une femme ? Dominée, tout comme elles ? N’est-elle pas Noire, au fond ? N’a t-elle pas le droit à l’erreur et au pardon ? Et n’est-elle pas, malgré tout, leur maitresse ? Féminisme, sororité, mémorialité et décolonialité traverse un texte écartelé entre le désir de revanche et la volonté de résilience des peuples dont la blessure historique est devenue une blesse intime.
Véronique Kanor est une autrice martiniquaise tournée vers les identités traversées par le fait colonial. La colère des dominées, elle en fait de la poésie (publiée surtout chez Présence Africaine), elle la consigne dans des documentaires ou des fictions, elle la porte dans son propre corps à travers des performances de pict-dub-poetry seule en scène ou avec des musiciens. Ses 2 premières pièces ont été mises en scène par Alain Timàr. Depuis 2024, elle est artiste associée à la Scène Nationale de Chambéry Savoie.
Avec le soutien de la DAC Martinique, de la Chartreuse-Cnes
Première résidence d’écriture : Métive / Maison des Auteurices de Limoges.
Avec le soutien de la DAC Martinique, de la Chartreuse-Cnes
Première résidence d’écriture : Métive / Maison des Auteurices de Limoges.





