Vladimir Steyaert

Codebreakers

Mon envie d’écrire ce texte remonte à ma découverte de la vie d’Alan Turing, scientifique britannique injustement méconnu du grand public alors qu’il a réussi à briser le code secret des nazis et a grandement contribué à la victoire des Alliés. En plus de thématiques qui me fascinent, comme la naissance de l’informatique ou la Seconde Guerre mondiale, j’ai retrouvé dans son destin tragique une question qui me taraude depuis longtemps : pourquoi la société ne célèbre-t-elle pas ses meilleurs éléments de leur vivant et attend-elle bien souvent plusieurs années après leur mort pour les reconnaître ?
Je souhaite mettre en avant le côté « casseur de codes » de la vie d’Alan Turing, ces codes étant aussi bien cryptologiques, scientifiques que moraux. Et croiser sa vie avec celle d’autres personnes qui, à leur époque et dans leurs domaines respectifs, apparaissent eux aussi comme des briseurs de codes : Giordano Bruno, Camille Claudel et Chelsea Manning.

Après des études de philosophie, de sciences politiques et d’histoire de l’art, Vladimir Steyaert se forme à la mise en scène en effectuant plusieurs assistanats à la Comédie de Saint-Étienne et dans divers théâtres et opéras allemands. Son goût pour les écritures contemporaines l’amène à créer les textes de Dennis Kelly, Alex Lorette ou encore Charles-Éric Petit. Il réfléchit également aux liens existant entre musique, texte et vidéo à travers des spectacles pluridisciplinaires comme Rue de la Révolution ou encore Le « Mystère » Scriabine. Il collabore avec d’autres metteurs en scène de sa génération comme Fabrice Murgia ou Maïanne Barthès. Vladimir Steyaert a été accueilli en résidence à la Chartreuse en 2014 pour Looking for Quichotte de Charles-Éric Petit.

Avec le soutien de la Chartreuse-CNES