Pauline Ribat

Entrailles

Les sites de rencontres ne sont-ils pas les nouveaux contes de fée pour adultes ? Internet regorge de propositions pornographiques : bondage, brunette, docteur… aucun fantasme n’est indisponible. Le cybersexe nous offre même la possibilité de faire l’amour en 3D à nos icônes porno. Culs connectés, sextoys connectés, caleçons connectés améliorant les performances de monsieur, contact physique et sexe sont à présent dissociables.
Fin 2017, Harmony 2.0, le premier robot sexuel anthropomorphe, sera en vente pour la modique somme de 15000 €. Chosification de l’humain ou humanisation de la machine ? C’est sur ces questions d’idéal, de projection et de fantasme que je veux travailler. Quelle part de nous mettons-nous en jeu lorsqu’on s’aventure sur la toile ? L’autre, dans ce qu’on projette de lui, devient-il source de fantasme ou de souffrance ? Que restera-t-il de nos conversations et de nos mots d’amour lorsque les serveurs n’en voudront plus ? À quel endroit cela vient-il raconter quelque chose de notre société ?

Après deux ans à l’Académie théâtre Françoise Danell-Pierre Debauche, Pauline Ribat entre au Conservatoire national supérieur d’art dramatique. À sa sortie, elle travaille avec Jacques Kraemer, Guy-Pierre Couleau, Stéphanie Tesson, Grégoire Callies... En 2015, la Chartreuse l’accueille en résidence pour son premier texte Depuis l’aube (ode aux clitoris) mis en voix pendant les Rencontres d’été 2015 puis créé en novembre 2016 à la Scène nationale de Chambéry et actuellement en tournée. C’est pendant cette résidence qu’elle rencontre les futurs membres du collectif Traverse.

Avec l’aide du Conseil départemental de Savoie et de la Ville de Chambéry.

Avec le soutien de l’Espace Malraux-Scène nationale de Chambéry et de la Savoie ; du Conseil régional Auvergne-Rhône Alpes, de la compagnie du Pilier des Anges ; de la Chartreuse-CNES. 

L’Espace Malraux accompagne Pauline Ribat dans son processus de travail autour de la récolte de paroles réalisée sur le territoire de la Savoie.